Caroline Picque, animatrice en entomologie à l’Opie (Office pour les insectes et leur environnement), revient sur la richesse de la biodiversité sur le site de la Maison de l’eau et ses environs.


Quelles sont les espèces locales intéressantes à découvrir sur le site de la Maison de l’eau ?

Nous avons mené une étude pour le SIARH en 2010-2011 sur les insectes des habitats riverains de la Seine, pour faire ressortir les enjeux en termes d’espèces et de sites.

Lépidoptères, hyménoptères et insectes aquatiques sont notamment à découvrir à la Maison de l’eau.

En quoi la biodiversité de la Seine est-elle intéressante pour les élèves des écoles primaires ?

La biodiversité de la Seine permet d’appréhender tous les aspects écologiques. L’évolution géologique explique les paysages et les grands types d’habitats naturels, les peuplements floristiques et faunistiques, les interactions entre habitats.

Les conséquences des activités humaines (urbanisation, industrialisation, voies de communication, pratiques agricoles, pollutions, fonctionnement naturel modifié par les bassins de régulation des crues en Champagne) ont également un impact fort.

La biodiversité de la Seine est aussi un moyen pour les élèves des écoles primaires de se rendre compte de la diversité et de la beauté du vivant : combien savent que dans la vallée de la Seine on dénombre plusieurs dizaines d’espèces de libellules, papillons, criquets, sauterelles, et que certaines espèces n’ont rien à envier aux espèces exotiques en termes d’esthétique ?

Une biodiversité pour appréhender tous les aspects écologiques

Quelles sont les particularités des îles de la région en terme de biodiversité et d’apprentissages pour les jeunes publics ?

Bien que le fonctionnement de la Seine ne soit plus entièrement naturel et que les îles soient aujourd’hui soustraites en grande partie aux crues régulières, elles constituent, lorsqu’elles ne sont pas habitées, des havres pour nombre d’espèces animales, des zones de tranquillité qu’elles ne trouvent quasiment plus sur les berges de Seine, car presque tous les anciens chemins de halage sont ouvert à la circulation humaine.

Les îles sont ainsi très importantes pour nombre d’oiseaux (dortoirs de cormorans, hérons, nidification au sol des canards, nidification sur l’eau près des berges pour les foulques et poules d‘eau), mais aussi pour les insectes (berges non dérangées avec des perchoirs pour les libellules et leurs larves à l’émergence, talus érodés pour la nidification d’hyménoptères…).

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